Lundi 11 juin 2007 1 11 06 2007 19:58
Citation du jour : " On m'a donné un bout de rien. J'en ai fait cent mille chemins. J'en ai fait cent. J'en ai fait un. Un chemin de l'identité"       Les têtes raides

Chaussures de marche enfilées, deux heures de sommeil dans les pattes, j'embarque Julien dans mes bagages et nous voilà parti à 5h du matin à l'assaut du cerro Pintor (4200m). Au départ je voulais faire un 5000m mais bon les conditions météo pouvaient être difficiles (fin mai c'est l'équivalent de fin novembre chez nous) et le temps nous étant compté, on se contentera de ce bon petit cerro près de Santiago pour se dégourdir les jambes. Commentaires en images :



L'aventure commence. Tout va bien, il fait beau et on quitte les dernières stations de ski pour rentrer dans le coeur des Andes. La neige est au rendez-vous et les premières boules de neige, aussi, bien sûr.

Après quelques heures de marche et presque 2000m de dénivelé, nous voilà au pied du cerro Pintor. Etant un petit peu fatigués (ben... oui quand vous vous enfoncez de 30cm dans la neige à chaque pas, ça devient tout de suite un peu plus difficile!), on laisse le sommet pour demain matin et on monte le camp. On croise un groupe de marcheurs super bien équipés (bâtons, combis, crampons) qui redescend du sommet. On fait un peu touriste à côté avec nos vieux vêtements mais bon l'essentiel c'est d'arriver en haut.

Après être redescendu dans une cabane abandonnée un peu plus bas pour aller chercher une pelle  (et m'être retapé une petite partie du dénivelé), je laisse l'honneur à Julien de dégager le terrain. On sera bientôt rejoints par des trekkeurs chiliens qui s'installeront à côté de nous.

Et voilà, une tente prête à affronter la nuit glaciale... euh... en fait pas du tout! Au fur et à mesure de la nuit, l'expression se geler les cou... va prendre tout son sens. Car  malgré  nos multi-couches (pull, sur-pull, sur-sur-pull) et nos techniques de sioux (on essaye de ressuciter nos pieds glacés tant bien que mal en les frottant avec nos mains), rien n'y fait! Quand vous êtes à 4000m dans les Andes et que le thermomètre descend bien au-dessous de 0°C, c'est difficile de trouver le sommeil. Mais bon! sans ces petites galères, ça serait pas drôle!

Des montées dans la neige, une bonne dose de vent, une nuit glaciale, mais au bout la récompense : qu'est ce que ça le fait un lever de soleil sur les hauts sommets! Croyez-moi! J'en ai encore des frissons en voyant la photo.

Les premiers rayons du soleil se lèvent. Ca va nous pemettre de faire ... décongeler nos affaires! On devra attendre deux heures avant de pouvoir remettre nos chaussures. Au moins, pour la bouffe qu'on avait emporté, pas de risque, c'est resté frais!

Ca y est! Le soleil est définitivement levé, le vent semble se calmer et on commence un peu à se réchauffer. On mange un petit quelque chose et on attaque la dernière grimpette pour rallier le sommet avant que les nuages n'arrivent.

Et voilà, les derniers efforts et on atteint le sommet. Ca se voit peut-être pas très bien sur la photo mais le vent souffle très fort. On ne reste pas très longtemps en haut. Enfin vous vous en doutez bien c'est grandiose! Il ne nous restera plus qu'à faire une bonne grosse descente dans la neige et on pourra regagner la chaleur de Valparaiso avec bien sûr un énorme plat de pâtes en perspective.

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Mercredi 30 mai 2007 3 30 05 2007 06:17
Citations du jour : "Il faut rire de tout. C'est extrêmement important. C'est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans." et "On peut rire de tout mais pas avec tout le monde"  Pierre Desproges

6 devoirs, 2 présentations, 2 contrôles et 3 partiels sur des thèmes aussi excitants que le langage perl, la conception de bases de données, la gestion des handovers dans les réseaux... : Je ne sais pas pourquoi mais quelque chose me dit que le mois de juin ne va pas être des plus réjouissants. Bon, bien sûr, j'ai encore rien fait! Faut pas déconner. 22 ans que je travaille dans l'urgence : on ne va pas changer une équipe qui gagne (euh?). Enfin, comme ça, je serais du bon côté, celle de "la France qui travaille et qui se lève tôt" et non pas celle des feignasses qui profitent du système.
En plus, je peux même pas mater Roland Garros : la frustration!!!! Car, à mon avis, Paul-Henri  Mathieu peut faire une énorme perf  cette année. Pourquoi pas une demi-finale contre Nadal après des victoires en cinq sets avec le coeur et les tripes... Et si Federer était en route pour l'histoire? (parenthèse sportive du jour refermée).
Sinon, je vous avais laissé à la fin d'un Trek à Talca. Je ne me suis bien sûr pas laisser abattre  et j'ai été faire un petit tour du côté de l'Argentine il y a quelques temps maintenant.  Au programme : rando à l'arrache, balade à cheval, vins et restos.  J'en profite d'ailleurs pour remercier Martine et Marc (Maman et Papa Steph) pour leur bonne humeur et pour cette parillada gigantesque du dernier jour! C'était génial!
J'ai pu profité aussi de l'ambiance argentine : Le premier soir j'ai dû braver le froid tout seul (mes compagnons m'ayant abandonné, un peu fatigués...) pour aller voir à quoi ça ressemblait une nuit à Mendoza. Je rentre donc dans un bar après avoir quand même traversé  presque la moitié de la ville. Heureusement, la récompense m'attend! Je m'empresse de commander un demi et là la serveuse me dit qu'il y a une offre spéciale : litre de bière + tapas à moitié prix! Je ne peux bien sûr pas refuser et je me sens obligé de faire honneur à l'offre. J'ai alors le plaisir de déguster ma cerveza alors qu'une chanteuse, un guitariste et un humoriste se succèdent sur la petite scène locale le tout dans une ambiance très classe. Quelquefois, c'est pas si mal d'être à l'autre bout du monde... Le second soir, place à ce qui représente une institution nationale en Argentine, à savoir le Tango. Bon, il faut avouer qu'on se laisse vite envoûter par le charme et la classe des danseuses argentines (plutôt très très mignonnes!). Si vous rajoutez à cela des restos où l'on mange de tout à volonté pour 5 euros (quand je dis de tout c'est de tout : grillades, pâtes, plats cuisinés desserts...!!!!), on peut dire que cette petite vadrouille de l'autre côté des andes était encore une sacrée expérience.

Je vous laisse bien sûr quelques photos pour la route.

Au fait, vous auriez pas une vidéo du footing de notre cher Président, parce qu'apparement ça l'air d'alimenter le show médiatique français... et demain promis, je bosse...








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Samedi 19 mai 2007 6 19 05 2007 06:48
Citation du jour : "Tout désordre n'est qu'un ordre différent." Henri Bergson

Salut à tous, j'avais promis de mettre mes aventures à jour mais vraiment l'Amérique du Sud ne m'en laisse pas le temps. Il est 1h du matin ici et je viens juste de finir mon sac pour le trek de ce week-end (encore me direz-vous!) Promis, la semaine prochaine je me repose un peu.
J'en profite pour vous raconter  un peu mes péripéties car bon j'ai encore quatre bonnes heures avant que le réveil ne sonne demain matin!

Alors par où commencer? Ah oui petite anecdote : je me suis fait mordre par un chien dans une rue de Copiapo au nord de valparaiso. Résultat 5 vaccins contre la rage pendant un mois. Mais bon cela m'a permis de découvrir le fonctionnement d'un hopital chilien. Quand vous rentrez dedans, c'est un peu l'anarchie : des files d'attente partout et un monde fou.  Mais au final les infirmières vous  font toujours ressortir avec le sourire : elles sont toujours curieuses et me posent plein de questions sur la France et sur ma vision du Chili. Toujours sympa!

Mais vous imaginez bien qu'il me faut bien plus qu'une morsure de chien pour m'arrêter dans ma découverte du chili. Il y a de cela trois semaines, nous sommes partis avec julien dans un endroit magnifique : le parque altos de lircay dans la région de Talca au sud de Valparaiso. Vous devez penser qu'un trek se prépare de façon minutieuse. Allez, laissez-moi vous raconter, je sens que vous allez rigoler :

Ca commence par un lever vingt minutes avant notre horaire de départ en bus : "Put... julien, faut qu'on se magne là, ça va être chaud..." On finit nos sacs, on ferme la maison et on saute dans un bus direction la gare routière. Ouf! on arrive à temps et bien sûr on se permet de se rendormir comme des larves dans le bus (il est quand même 6h c'est pas une heure pour se lever). Arrivés à bon port quelques heures plus tard,  on a repéré (grâce à notre cher lonely planet) un petit village qui semble être un bon point de départ pour les randos. On se dirige donc direct vers les guichets de la gare routière pour demander des infos. On nous répond qu'il y a un bus dans un quart d'heure! Décidément la chance nous sourit. Juste le temps d'acheter à manger et c'est parti! Voilà qu'on se retrouve donc dans un vieux bus de village bondé (c'est le samedi midi et tout le village revient de courses) : l'ambiance est assez folklorique! On arrive enfin aux abords des andes et on descend finalement au terminus.

Bon, qu'est ce qu'on fait maintenant? : on n'a pas de cartes, pratiquement aucune info sur le lieu où l'on est! Et si on suivait les mecs qui ont des gros sacs à dos devant : ils ont l'air de partir en trek? Ah oui tiens c'est une bonne idée, on peut faire ça. Et  hop, on tombe sur la cabane d'un garde forestier. Il nous renseigne et nous donne une carte : On part pour un trek de 3 jours (il me plait bien celui-là : on part de la vallée pour monter sur les hauts plateaux). Commence alors un périple étonnant dans des forêts multicolores sous le soleil (c'est l'automne ici et les forêts sont particulièrement jolies). Le soir, on plante la tente dans un petit endroit bien sympa au bord d'une rivière.  Le lendemain, les choses sérieuses commencent avec une montée très raide au début. Heureusement, la fin de l'ascension est un peu plus facile. En fin de matinée, on arrive en haut où une des plus belles vues sur les andes nous attend. Ca se résume en un mot " WWWWWWWWAAAAAAAHHHHHHHHHH!!!!!!!"


Ensuite, on croise des marcheurs chiliens qui nous tapent la discute. On comprend pas toujours bien ce qu'ils disent mais ils sont bien marrants. Ils nous racontent notamment une histoire bizarre sur la sexualité des françaises!!! Après cette rencontre atypique, on continue notre route jusqu'à une lagune où l'on campe. La nuit est glaciale et même emmitouflés dans nos sacs de couchage, on tremble encore. Bilan : les nuits en altitude, c'est plutôt frisquet! Le lendemain, on termine le trek et bien sûr je me prends une petite bière  pour fêter ça avant de repartir à Valpo. 

Allez, la semaine prochaine, je prendrais le temps pour écrire un article sur l'Argentine et son ambiance si particulière. Je vais dormir, mon réveil sonne dans trois heures... Je vous laisse quand même avec quelques photos :

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Vendredi 11 mai 2007 5 11 05 2007 07:03
Citation du jour :

"Nous sommes le mardi 6 mai 2008, bienvenue au journal de 13h. On commence par le citoyen français du jour : Jean-Michel, un citoyen modèle dont on découvre la journée. Jean Michel s'est réveillé ce matin à 5h en écoutant Didier Barbelivien. Sur le chemin du travail, il se branche sur Europe 1 : "il y a un an la poufiasse était écrasée par Nicolas Sarkozy. Bon anniversaire à tous." Pendant 7h de suite, Jean-Michel donne le meilleur de lui-même pour faire progresser le chiffre d'affaires de son entreprise. A la pause déjeuner, Jean Michel part pour l'Irak où il va épauler les forces armées américaines qui luttent d'arrache-pied contre le terrorisme. De retour à 15h, il revient terminer son travail pour lequel il est payé 1200 euros par mois. Il rentre chez lui doucement, sans avoir bu, sans avoir fumé car boire c'est mal et fumer tue pour être à 21h devant le dernier film de Christian Clavier. Enfin , à 23h, il appelle sa femme au Mali avec laquelle il est marié depuis 5 ans mais qui ne peut entrer en France ayant échoué lamentablement au test de français : elle a mis un "s" à chou! Certainement, une kamikaze barbue excisée polygame qui comptait profiter à bon compte des allocations familiales. Jean Michel, son mari, l'a courageusement dénoncé et a ainsi pu garder son salaire. Bravo Jean Michel"

                                                                                                              Les guignols de l'info


Eh oui me revoila! . Entre les quelques exams, le petit coup d'oeil quotidien sur les élections et les week-ends un peu partout dans le chili, je n'ai même pas eu le temps de mettre à jour mon blog. En attendant que je vous raconte mes péripéties diverses plus précisément, voici quelques petites photos du parc Nevado Tres Cruces (lagunes, plus haut volcan du monde,  couleurs  incroyables...) qu'on a visité il y a 3 semaines. Ca se passe de commentaires!
Bon, je vais aller me coucher :  il est 2h du mat et j'ai dois prendre un bus dans 5h pour Mendoza en Argentine.  (Vous croyez tout de même pas que je vais m'arrêter de vadrouiller un week-end, les enfants : ça serait  un crime dans un pays aussi grandiose et mystérieux)


 
Par flo - Publié dans : chiliflo
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Lundi 9 avril 2007 1 09 04 2007 00:59
Les chiliens profitant du week-end de Pâques pour partir quelques jours, tous les bus étaient pris d'assaut et on ne pouvait donc pas partir bien loin. On a tout de même réserver un bus vendredi pour Santiago histoire de voir à quoi ressemble la capitale de plus près.
Le premier jour, flanant un peu partout dans la ville, on s'est vite rendu compte que pendant le week-end de Pâques , tout ou presque était fermé. On n'a donc pas pu tout visiter mais on a réussi à survivre en se régalant d'un copieux barbecue accompagné d'un très bon vin rouge chilien sur une terrasse d'un des nombreux bons petits restos de Santiago. Pas toujours facile la vie au Chili :)
Le lendemain, visite de quelques musées et direction le cerro San Cristobal qui surplombe la ville. La chaleur est bien sûr au rendez-vous mais la vue de cette mégalopole  qui fait face aux  impressionnants sommets andins, c'est quand même pas mal. Après s'être un peu perdu sur les hauteurs du Cerro (on a fait un peu nos loosers là mais bon on va mettre ça sur le compte de la chaleur), on arrive tout de même à retrouver le centre ville. Une petite bière artisanale dégustée dans un café avec en fond le soleil qui se couche sur les montagnes (Quand je vous disais que c'était pas facile la vie au Chili...) et hop nous voilà déjà dans le bus nous ramenant à Valparaiso.
De toute cette ambiance urbaine, ce que je retiendrais tout de même le plus, c'est cette sympathique virée dans un petit bar décoré avec des feuilles de vignes et des drapeaux chiliens. Il règne une atmosphère unique  grâce aux nombreux dessins griffonés sur les murs, aux chatons qui se chamaillent dans un coin, au bruit ambiant rythmé par les éclats de rire et les engueulades. D'étranges mixtures comme le terremoto (vin blanc accompagné de crème glacée) ou la chicha (liqueur de fruit sucrée) circulent au milieu des gens qui refont le monde, chantent et jouent de la flûte de pan. Un bout de vie chilienne tout simplement...
Bon, j'ai eu la flemme de mettre des photos mais la prochaine fois je me rattraperai.

Par flo - Publié dans : chiliflo
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